
Ce que l’IA inflige au journalisme - Le Monde diplomatique
L’information de synthèse, stade ultime de la dégénérescence médiatique
Ce que l’IA inflige au journalisme
L’apparition d’outils comme les robots conversationnels révèle l’ironie de la situation actuelle du journalisme : en se laissant influencer par la pression du clic et de l’instantanéité, la presse se rend elle-même vulnérable à l’automatisation. Face à l’intelligence artificielle (IA), les médias doivent se réinventer pour survivre.
L’Association mondiale des éditeurs de presse (WAN-IFRA) propose depuis trois ans des formations aux journalistes pour les préparer à un avenir dominé par l’IA. Son programme « Catalyseur d’IA pour la salle de rédaction » s’adresse à des professionnels de divers continents, incluant des modules sur la production de nouvelles alimentée par des données, l'analyse algorithmique des audiences, et la génération automatisée de contenus. Après trois mois de formation, les participants obtiennent une feuille de route pour intégrer efficacement ces outils.
De même, la London School of Economics (LSE) a lancé le programme « Journalism AI » qui aboutit à un guide de « meilleures pratiques » basé sur des expériences de médias comme l'Associated Press et la BBC. L’intelligence artificielle générative (IAG) peut transformer le paysage journalistique en augmentant la productivité des journalistes, en les soulageant de tâches répétitives et en facilitant la création de contenus originaux et personnalisés. Cela permettrait de fidéliser des audiences changeantes et de redynamiser la créativité dans le choix des sujets à traiter. Ces innovations illustrent les applications concrètes de l’IA dans le journalisme, offrant des bénéfices indéniables en matière d’efficacité et de pertinence des contenus.


