
Davos 2026 : la santé doit moderniser sa data avant de bénéficier de l'IA - CIO Online
Le secteur de la santé est à l'aube d'une transformation majeure grâce à l'intelligence artificielle (IA), mais pour que ce potentiel se réalise, il est essentiel de moderniser l'architecture des données. Lors du Forum économique mondial (WEF) à Davos 2026, des experts ont souligné que l'IA pourrait révolutionner le système de santé mondial, en réduisant les charges administratives et en améliorant les diagnostics grâce à une exploitation efficace des données cliniques.
Des applications concrètes de l'IA émergent déjà : à Singapour, le logiciel Note Buddy utilise la technologie GenAI pour transcrire et résumer les consultations médicales en plusieurs langues, facilitant ainsi la documentation. Aux États-Unis, à la Mayo Clinic, l'IA StateViewer permet aux cliniciens d'identifier rapidement neuf types de démence à partir d'une seule imagerie cérébrale, grâce à une comparaison avec une vaste base de données. À Toronto, le système CHARTWatch a réduit de 26 % les décès imprévus dans le département de médecine interne en optimisant la prise en charge des patients via des alertes précoces générées par le machine learning.
Cependant, pour intégrer ces technologies avancées, il est crucial de surmonter les limitations des systèmes de données existants. En améliorant l'architecture de ces données, on peut espérer non seulement une meilleure qualité des soins, mais aussi une avancée significative dans la recherche médicale. La vectorisation des données multimodales permettra, par exemple, d'extraire des informations précieuses qui facilitent de nouvelles découvertes.
Le WEF insiste sur le fait que, pour maximiser l'impact de l'IA, il est nécessaire de garantir que les décisions prises par ces systèmes soient soutenues par des données cliniques fiables et vérifiées, offrant ainsi un cadre sécurisant pour les professionnels de santé.


