
Oubliée depuis plus d’un siècle, une invention de Thomas Edison renaît grâce à la nanotechnologie et pourrait révolutionner notre façon d’utiliser l’énergie - Science et vie
La réinvention d’une technologie ancienne grâce à des outils modernes permet de surmonter certaines limites. Une équipe de chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) a revitalisé la batterie nickel-fer, initialement développée par Thomas Edison au début du XXe siècle, en utilisant des nanomatériaux d'origine biologique. Cette avancée ouvre la voie à un stockage d'énergie durable, rapide et stable, essentiel pour soutenir la montée des énergies renouvelables.
Le défi du stockage de l’électricité est crucial dans la transition énergétique actuelle. Les batteries lithium-ion, bien que dominantes, présentent des inconvénients en termes de coût, de durée de vie et d'impact environnemental. En revisitant la batterie nickel-fer, qui se distingue par sa robustesse et son faible coût, l'équipe de UCLA a développé un système performant et écologique. En utilisant des techniques de nanostructuration associées à des protéines comme l'albumine bovine, les chercheurs ont créé des électrodes innovantes qui améliorent la conductivité et augmentent les sites actifs pour les réactions électrochimiques.
Leurs résultats, publiés dans la revue Small, montrent que cette technologie peut stocker jusqu'à 47 wattheures par kilogramme tout en délivrant jusqu'à 18 000 watts par kilogramme, permettant des temps de recharge très rapides. Les applications envisagées incluent des stations de recharge rapides et des systèmes de secours pour infrastructures critiques. Avec une capacité de maintenir plus de 90 % de sa performance après 12 000 cycles, cette batterie est particulièrement adaptée aux installations de stockage stationnaire, soulignant son potentiel en matière de durabilité et d'autonomie. Ce modèle évolué démontre que des concepts jadis abandonnés peuvent retrouver leur pertinence à l'ère moderne grâce à des innovations ciblées.

